COUP DE GUEULE !!!

Qu’ont en commun les indignés, Noam Chomsky, Warren Buffet et Michael Moore ?
Ces trois personnages, très médiatisés, ont un point en commun :
ils rêvassent tous les trois. Non seulement ils rêvent mais chacun
d’entre eux prend ses rêves pour la réalité, et chacun croit
que, il rêve assez fort, il parviendra à transformer le monde.
Malheureusement, ce monde cruel dans lequel nous souffrons ne
changera pas par l’action des « Illuminatis » et de la pensée
magique. Leurs rêves pourront changer et leurs laisser croire que le
monde change, mais ce ne sera qu’illusion, fumisterie, fantasme,
frustration et désillusion.

Ce monde d’anarchie de la production, où la famine côtoie le gaspillage
éhonté des aliments ; ce monde où l’accumulation des profits
astronomiques côtoie la pauvreté dégradante ; ce monde de guerres
néo-coloniales pour le repartage des marchés, de repartage des
zones d’extraction des matières premières et de repartage des
secteurs d’exploitation de la plus value ouvrière entre puissances
impérialistes, à la fois complices et concurrentes, est un objet
bien réel, pas du tout évanescent. Ce monde repose sur la dictature
violente des riches, une oligarchie comprenant moins d’un pour cent
de la population mondiale, incidemment soutenue par tout un appareil
étatique violent, avec ses cours de justice, ses prisons, ses
bagnes, ses corps de police, ses agences privées d’assassins de
sécurité, ses armées, ses réservistes et ses potences, ses
chaises électriques et autres moyens de terreur collective.

Tout individu qui n’expose pas ces faits élémentaires criants de vérités à
ses auditeurs, à ses lecteurs ou à ses téléspectateurs, est un
naïf dangereux, un mystificateur cynique, ou un opportuniste
machiavélique.   Les indignés d’Oakland (Californie) l’ont
appris à leurs dépens. Fort heureusement, ils n’ont pas déguerpi
et ils ont affronté, casqués et armés, les forces du désordre
venues les frapper du plein poids de la loi. Félicitations aux
révoltés d’Oakland, ils sont devenus l’exemple à suivre pour
tous ceux que l’on voudra dorénavant chasser des lieux où ils
sont campés .

Ils sont, dit-on, des milliers d’indignés de par le monde, squattant neuf
cents parcs urbains dans autant de municipalités, s’attendant tous
à être expulsés, à résister et à être emprisonnés. Que
réclament tous ces indignés  ? Un récent document publié sur
Internet répond à cette question.

« Un mouvement inédit, impulsé par la jeunesse des classes moyennes, une vague de
fond anticapitaliste et libertaire, qui attaque les fondements de la
société américaine.» Après les avoir regardés de haut, pressés
par une opinion publique majoritairement favorable au mouvement
contestataire, les médias prennent désormais celui-ci au sérieux.
(…) L’hebdomadaire
The Week se demande si «
Occupy Wall Street » fait émerger un « Tea Party de gauche ». Le
fameux Tea Party a d’ailleurs pris un coup de vieux et certains de
ses membres vont même jusqu’à apporter leur soutien aux indignés,
espérant ainsi surfer sur la vague contestataire. Le Président
Obama lui-même s’est senti obligé de déclarer « Je comprends la
colère qui s’exprime dans ces manifestations. » .

Voilà qui nous en apprend beaucoup sur cette vague de contestation «
anticapitaliste et libertaire ». « cette position réformiste des
indignés explique, entre autres, la longue liste de soutiens
hypocrites apportés au Mouvement par les porte-parole du capital. On
peut citer pêle-mêle Ben Bernanke, président de la Banque centrale
américaine, Jean-Claude Trichet et Mario Draghi, ancien et nouveau
présidents de la Banque Centrale Européenne (BCE), Angela Merkel,
Herman Von Rompuy, José Manuel Barroso et des milliardaires comme
Warren Buffett ou Georges Soros (…). Par cette  » sympathie  »
douteuse, la bourgeoisie tente de récupérer le Mouvement pour le
dévier de sa trajectoire initiale et le vider de sa substance
progressiste. » .

Lisons un extrait de texte publié par les indignés canadiens : « En tant
qu’indignés, quelques co-auteurs du livre
TENIR PAROLE feront
lecture d’extraits pour faire revivre ce livre décrivant la lutte
pour une loi sur l’élimination de la pauvreté au Québec. (…) où
puiser matière à alimenter nos réflexions et nos actions. ».

Et oui, l’Assemblée nationale de la Province de Québec a eu
l’outrecuidance d’adopter une loi « exigeant » l’élimination
de la pauvreté. Loi inutile, évidemment, elle n’a pas empêché
la paupérisation des gagne petits, le foisonnement des enfants qui
fréquentent les « banques » alimentaires et n’a pas empêché
non plus l’appauvrissement des mamans monoparentales, la diminution
du salaire réel et du pouvoir d’achat du peuple travailleur. Elle
n’a pas empêché la paupérisation croissante de la jeunesse
rassemblée à écouter réciter des articles de la Loi bannissant la
pauvreté dans ce parc public devant la Bourse de Montréal. Notez,
que je n’ai pas écrit « rassemblées sur le parquet de la bourse
à empêcher les cambistes spécieux de spéculer et de nous
appauvrir », non, les indignés sont sagement campées à
l’extérieur sous les arbres dénudés par le vent de l’automne
glacé.

L’histoire ne dit pas si l’Assemblée nationale du Québec a aussi adopté une
loi interdisant les inondations le long des berges des rivières en
crue, ou encore, une loi bannissant la neige en hiver dans les rues
du Québec…  .

En bref, un parterre de bonnes intentions soutenues par un maelstrom de bonne
volonté. Pour l’instant le maire de Montréal, complaisant, laisse
filer, espérant que les dernières giboulées refroidiront les
ardeurs des squatteurs. J’ai l’impression que l’on ne
renversera jamais ce monde capitaliste moribond de cette façon.

Pourtant, le célèbre pamphlétaire Noam Chomsky y croit lui, et voici ce qu’il
déclarait le 23 octobre dernier à une assemblée américaine. Noam
Chomsky, connu pour ses critiques de l’impérialisme américain et
des médias, déclarait devant des milliers de personnes réunies à
Boston, face au bâtiment de la banque de la Réserve fédérale : «
Ce mouvement est spectaculaire. C’est sans précédent. Je ne me
souviens pas qu’il y ait jamais eu quelque chose comme ça. Si les
associations qui ont lancé ces rassemblements peuvent tenir pendant
une longue et dure période, parce que la victoire ne viendra pas
rapidement, cela pourrait vraiment se révéler être un événement
historique, un moment important de l’histoire américaine. ».

Chomsky songe ici à la victoire de qui sur qui ? Et à quel genre de victoire
réfère-t-il ? La fin du capitalisme ? La fin des inégalités
sociales ? La fin des injustices universelles ? Il espère que Warren
Buffet et ses semblables rendront les milliards qu’ils ont spoliés
aux peuples du monde à travers leurs holdings multinationaux
multimilliardaires ? Si c’est bien ce à quoi il rêve, alors ce ne
sera pas demain la veille en effet.

Warren Buffet mène justement une opération de marketing en ce moment, attestant
que son taux d’imposition de 17 % par année est bien inférieur à
celui de sa secrétaire qui est gratifiée de 35 % d’impôt. Pire,
un salarié de la classe moyenne subit un taux d’imposition de 45 à
50 %. Monsieur Buffet réclame donc qu’on l’impose lui et ses
semblables aussi lourdement que les ouvriers spécialisés. Noam
Chomsky et les indignés fondent de grands espoirs sur cette
suggestion spécieuse de Monsieur Buffet.

Chomsky et les indignés devraient savoir que le salaire d’un milliardaire est
bien peu de choses au regard de sa fortune et qu’un taux
d’imposition de 50 % n’apporterait presque rien dans les coffres
de l’État. Les milliardaires ne sont pas riches parce qu’ils
encaissent de gros salaires mais parce qu’ils spéculent à la
bourse et possèdent des actions de nombreuses et très grandes
corporations multinationales et que leurs holdings empochent ainsi
des dividendes astronomiques. Ces dividendes, ces bénéfices
spéculatifs boursiers, le gros de la fortune de ces moins de un pour
cent de la population, ce ne sont pas des salaires, ce sont des
profits. Une enquête récente aux États-Unis révèle que loin
d’augmenter, les impôts sur les profits des entreprises
américaines – déjà très bas – diminuent d’année en année et
cela malgré la hausse constante des profits concomitante à la
baisse des revenus du gouvernement américain (imposition moyenne de
18,5 % et un grand nombre d’entre elles ne paient aucun impôt et
reçoivent de l’argent de l’Etat américain, 218 milliards de
dollars au total malgré leurs profits record) .

Taxons alors les bénéfices boursiers, les dividendes et les profits ! Difficile,
sinon impossible. Une grande partie de ces profits sont enregistrés
sur des comptes à numéro ou comptabilisés au siège social
d’entreprises fictives ayant pignon sur rue dans des paradis
fiscaux (Caïmans, Macao, Monaco, Barbade, etc.), des pays de
complaisance, des Etats de non droit, que les capitalistes ont
soustraits aux lois internationales avec la complicité bienveillante
des politiciens qui étaient réunis ce début de mois au G-20 à
Cannes ! Ces paradis fiscaux servent également à blanchir l’argent
mafieux qui se mélange aux avoirs de Monsieur Buffet, le bon
samaritain et autres mandarins.

Des riches toujours plus riches et cupides et des pauvres toujours plus pauvres
et livides. Des milliardaires bien protégés, à la recherche du
profit maximum et des rêveurs pacifistes aspirant à une justice
sociale inaccessible, voilà le rapport de force, voilà la triste
réalité de ce monde impérialiste que Monsieur Chomsky et les
indignés espèrent voir changer à force de sit-in et de camping
urbain.

Michael Moore, tout comme le Directeur de la revue Le Monde diplomatique,
Serge Halimi, diplômé de Berkeley, avance encore plus loin dans sa
dénonciation du système capitaliste . Michael n’est pas tendre
pour ce système et, hâbleur, il déclare : « Il faut mettre un
terme au capitalisme. Le capitalisme est un train fou qui se dirige
sur ses rails vers la vallée de la mort et personne ne pourra
l’arrêter ni le dévier car sa  » logique  » ne le permet
pas. Il s’agit de convaincre les peuples de sauter en marche avant
que celui-ci n’arrive inexorablement à son terme: la fin de la vie
biologique sur la planète Terre. Aujourd’hui nous n’avons aucun
autre biotope à portée de main pour préserver cette vie
biologique; c’est donc à la seule communauté des humains conscients
à laquelle Michael semble appartenir, qu’incombe d’investir cet
espace très limité et déjà mal en point. ».

Pour Monsieur Moore, la façon d’échapper au capitalisme serait le suicide
collectif, tous dans le ravin pendant que le train fou s’engage à
vive allure sur la voie du désespoir et de l’Apocalypse !

Mauvaise solution, ce n’est pas par le suicide collectif, ni via
l’Armageddon, que nous y parviendrons. La solution consiste à se
saisir du conducteur et de tous ses acolytes de la classe capitaliste
et à les rendre inoffensifs, cela s’appelle l’insurrection
populaire. C’est le message que les révolutionnaires devraient
porter à tous les indignés de la terre. Sans révolution, sans
renversement de la classe parasitaire qui s’accapare privativement
de la propriété des moyens de production et d’échanges
collectifs, car dans dix ans, les indignés seront toujours frustrés
devant Wall Street à écouter les états d’âme de Noam Chomsky,
de Michael Moore et de Serge Halimi.

Le président Sarkozy a été très transparent dans son discours au
Sommet du G20 à Cannes. Il a clairement remis en cause le contrat
social établi entre la grande bourgeoisie et l’aristocratie
ouvrière des pays occidentaux : désormais les programmes sociaux ne
seront maintenus qu’à la condition qu’ils n’entravent pas la
bonne marche des affaires et de la finance. Autrement dit, tous les
programmes sociaux sont sujets à être comprimés jusqu’à et y
compris éliminés. Mesdames et messieurs, avec ce Sommet du G-20, la
guerre de classes entre le capital et le travail vient d’entrer
dans une Ère nouvelle. Les vœux pieux, les rêves, les cris et les
larmoiements ne suffiront pas à sauver la planète en danger et les
peuples affamés.

Comme disait l’autre, on ne change pas ce monde capitaliste seulement en
s’indignant, en chantant
et en faisant des sit-in dans les parcs. Il est temps de poser la
question de la prise du pouvoir et du contrôle du monopole de la violence légale de l’État.
Quelle classe dirigera l’État ? Quelle classe imposera ses vues et ses
intérêts à toute la société ? La classe majoritaire ou les moins
de un pour cent de parasitaires ???!!!

 

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La Dictature n’aime pas la Démocratie !!!…

Après des semaines de palabres et de sommets internationaux, les gouvernements avaient laborieusement mis au point un nouveau plan de sauvetage de la petite Grèce dont le risque de faillite menaçait, paraît-il, la survie de l’euro : un plan qui exigeait de nouveaux « efforts » de la part des Grecs. Les marchés retrouvaient déjà l’euphorie à l’annonce de ce succès magnifique ! Car les marchés aiment bien que ce soient les peuples qui fassent les sacrifices à leur place.

Quelle audace !

Mais voilà que le premier ministre grec annonce qu’il soumettra ce nouveau plan – c’est-à-dire les engagements qu’il a été contraint de prendre au nom de son pays – ainsi que le maintien de la Grèce dans la zone euro, à un prochain référendum.
Panique dans les salles de marchés : la Bourse de Milan perd du coup 6,8%, celle de Paris 5,38% et New York 2,48% ! Quelle audace ! De quoi se mêle-t-il, celui-là ?

Nicolas Sarkozy s’est immédiatement fendu d’un communiqué indiquant que « si donner la parole au peuple est toujours légitime » il convenait néanmoins que chaque pays fasse les efforts requis par la solidarité européenne. En d’autres termes, les Grecs seraient autorisés à voter, mais seulement pour adopter les sacrifices requis par les « grands argentiers ». Le peuple grec, qui souffre depuis quatre ans d’une cascade de mesures de rigueur sans précédent en Europe, ne doit surtout pas s’inviter à la table des négociations. La survie de l’euro est une chose trop grave pour la confier à ces Grecs mafieux, feignants et vivant sur la bête européenne comme tend à nous le faire croire une propagande insidieuse au service de l’oligarchie financière depuis quelques mois.

L’hypocrite communiqué de Nicolas Sarkozy prend toute sa saveur dans la bouche de celui qui a refusé de tenir compte des résultats négatifs en France du référendum sur la prétendue constitution européenne et qui s’est empressé de l’imposer par la voie détournée de la ratification parlementaire du Traité de Lisbonne.

Car les marchés n’aiment pas les peuples souverains et fiers d’eux-mêmes. Ils préfèrent avoir affaire à des foules solitaires manipulées, à des consommateurs endettés et à une docile ressource humaine, sommée de s’adapter en permanence à leurs exigences changeantes.

La démocratie qu’ils souhaitent est une démocratie domestiquée : domestiquée par le politiquement correct, par les médias, par le chantage économique, le cas échéant. Et peut-être un jour par la guerre. Les Irlandais ont été priés de revoter jusqu’à ce qu’ils approuvent le traité constitutionnel : pour les y contraindre les grandes entreprises transnationales ont menacé de remettre leurs projets d’investissement et donc de frapper directement l’emploi des Irlandais. Vous avez dit « Etat de droit» ?

Toute la construction européenne repose ainsi sur un déni permanent de démocratie : elle se résume, en effet, à la mise en place d’un ordre oligarchique qui repose sur trois piliers : la Commission, c’est-à-dire les bureaucraties bruxelloises, les juges de la Cour de justice européenne et, enfin, l’indépendance de la Banque centrale européenne ; trois entités qui ont justement pour caractéristique d’être irresponsables devant les peuples dont ils façonnent pourtant chaque jour un peu plus le destin. L’Union européenne repose sur la déconstruction de la souveraineté des Etats, c’est-à-dire de la souveraineté des peuples européens. Elle repose aussi sur le refus d’assumer et de protéger ses frontières, que l’on a cherché au contraire à détruire avec constance car derrière les frontières il y a l’identité européenne. Mais l’oligarchie européenne ne rêve que d’une Europe ouverte à tous les vents, composée surtout d’immigrés, car elle ne veut surtout  pas que notre continent soit un « club chrétien ».

Les peuples européens n’ont été nullement consultés directement sur cette dérive oligarchique et totalitaire des institutions européennes, que le prétendu « parlement européen » a toujours revêtu de son onction.

Quand on croyait encore à la croissance tout allait bien. Mais maintenant que vient l’heure des comptes et des sacrifices, on commence à s’interroger sur les belles promesses dont on nous a bercés. L’euro nous rend plus forts ? Mais ce n’est manifestement pas le cas dans les pays du sud de l’Union. Et comment se fait-il que la croissance stagne justement dans la zone euro ? La BCE nous protège de l’inflation ? Oui mais pas des déficits ni du chômage ! Et pourquoi faut-il que le contribuable renfloue les banques ?

Qui t’a fait roi, disent désormais de plus en plus fort les peuples « indignés » à l’encontre de l’oligarchie européenne.

Quel symbole : la petite Grèce, patrie historique de la démocratie sur notre continent, mère des sciences et des arts et qui a su se libérer du joug ottoman, menace le diktat des marchés.  L’ombre de quelques bulletins de vote fait trembler Wall Street !  Tout n’est donc pas perdu. La Grèce nous ouvre une porte.

Pourtant,aux dernières nouvelles le référundum grec semble abandonné?!?!

Voilà de quoi réjouir les marchés et terminer la semaine en hausse !?!?!?…

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INDIGNONS NOUS !!!…

15 octobre 2011. Les gens sont sortis dehors un samedi pour, une fois n’est pas coutume, délaisser les hypermarchés et dire non au Système, rejeter l’Etat libéral et les institutions financières qui, maintenant, assujettissent les gouvernements directement. On a appris, récemment, que la réforme française des retraites avait été pratiquement négociée avec les agences de notation qui, avec l’Union Européenne, font maintenant pression sur le nôtre pour pousser à 67 ans l’âge de départ.

Or, les « Indignés » ne réclament pas un changement, ce que voudrait, en fait, le système : un changement qui lui permette, une fois de plus, de se réformer pour commercer encore plus. Non, ils rejettent (attitude qualifiée de « nihiliste » par Le Figaro), la société organisée, depuis la révolution industrielle, par l’argent, l’unique divinité monothéiste des temps modernes. « Non au système ! », c’est le cri des « Indignés » espagnols, « Ya basta ! No al Capital ! ». Pas même une quelconque proposition alternative de réforme.

D’abord, la table rase, non pas par l’explosion, mais par l’implosion systémique. Du coup, les « Indignés », contrairement à ce que leur reproche Le Figaro du 14 octobre, n’ont pas besoin de direction centrale. Cinq mois après la naissance du mouvement en Espagne, c’est dans 82 pays que ces « Indignés » ont manifesté ce samedi. De Zurich jusqu’à New York, en passant par Rome, Tijuana, Hong Kong et Johannesburg où des appels avaient été lancés parmi 951 villes du monde.

Les révolutions antérieures avaient inventé le futur, pour pouvoir fuir et reconstruire, rénover et bâtir un « monde meilleur », un « monde neuf ». Il y a, chez les « Indignés », un peu du « No Future » punk. On se moque du « monde meilleur ». Ce qu’on ne veut plus, c’est de ce monde-ci. On appelle cela, en Belgique, suivant le modèle de la révolution tunisienne, le « dégagisme »

En effet, le futur lui-même, l’idée d’une reconstruction du système est déjà en soi une imposture réformiste, la croyance qu’on puisse réparer encore quelque chose à la machine économique de l’hyper-croissance et de l’hyper-endettement, une manière de poursuivre la servitude volontaire à l’économie. Et c’est ainsi que les « Indignés » dérangent les intellectuels français : ils ne veulent pas continuer ni comme aujourd’hui, ni comme hier, ni comme demain, ni comme toujours.

On peut se libérer facilement du dogme économique, évoquer la démondialisation, prôner la décroissance en l’analysant, en la rejetant,  mais ceci ne garantit pas qu’on adoptera une autre mondialisation, une autre croissance, une croissance « humaniste ». Comme autrefois, en Italie, on parlait d’un « socialisme à visage humain ». Ce qui caractérise, peut-être, au fond le mouvement des Indignés, c’est la libération d’une croyance sans adopter une autre religion, exprimant par là une méfiance radicale, une incrédulité profonde à toute la foi mercantile qui, jusqu’alors, nourrissait la machine.

C’est ainsi que parfois, aux infos, il y a des « nouvelles  différentes », comme celle de ces centaines de garçons et filles qui occupent les rues de Wall Street ou de la City de Londres. Le « Mouvement », avec une majuscule (on y tient !) se convertit, peu à peu, en une réponse édifiante de la société civile américaine aux excès du système financier international. Il faut rompre le mur (« The Wall »), il faut ouvrir la rue (« Street »), pour que s’envolent dans les airs ces milliers de papiers comptables qui, autrefois en fin de journée, s’égrenaient dans les rues de New York ou de Sao Paulo, à la sortie des bureaux. 

Si la démocratie naquit en Grèce, dans l’Athènes de Périclès, on dira peut-être, plus tard, qu’elle y mourut là aussi, sur fond de banqueroute généralisé, dans l’effondrement matériel sans précédent d’une civilisation mondiale technologique à bout de souffle, victime du grand arraisonnement et de l’ « oubli de l’être », en pleine vente aux enchères du Pirée. Aujourd’hui, dans la panique générale, les démocraties tentent de sauver les meubles : comment faire survivre le système financier international ? Comment sauver et recapitaliser les banques ? Même la question d’une sixième République, à la Le Pen (qui fut le premier à l’évoquer !) ou à la Montebourg, paraît, contrairement à quelques années, un objectif mineur.

En Grèce, il y a une répression brutale des manifestants, mais aussi un mouvement de protestation qui est loin de se cantonner en fait à la seule capitale, Athènes. Toutes les villes de province, les villages et les petites banlieues, sont touchées par la rébellion. La désobéissance civile et la résistance passive sont devenues générales, une sorte de grand sport national, le nouveau marathon. Il y a une semaine, les limousines des experts de l’Union européenne et du Fonds monétaire international ont dû renoncer à la plupart de leurs visites d’inspection, car les bureaux du moindre standardiste ou de la plus petite secrétaire étaient vides ou occupés par des grévistes. Les portes vitrées électroniques ne s’ouvraient plus.

Le reste de l’Europe observe, avec stupeur, les rares images que les médias nous sélectionnent et nous envoient sur la Grèce. Elles nous font croire souvent que cette opposition est constituée d’éléments incontrôlés, de violents, de marginaux, d’irréductibles anarchistes. Alors qu’il s’agit, la plupart du temps, de gens de tous les jours, de gens comme nous, de voisins, d’amis, de bons pères de famille ou de fonctionnaires, qui se retrouvent sans salaire depuis des mois ou de retraités sans pension, de malades sans couverture sociale.

Le peuple grec est un peuple fatigué, harassé par la crise, le chômage, les bas salaires, la disparition des solidarités étatiques, la suppression des services publics, les travaux précaires. Mais c’est aussi un peuple fatigué du tourisme de masse, de toutes les couleuvres qu’il a fallu avaler comme celle des Jeux Olympiques (car, on les a vite oubliés ceux-là, orchestrés par le Haut Comité Olympique et responsables d’un véritable gouffre financier, de caisses noires locales et autres spoliations immobilières ?) pour en arriver là : un pays à vendre, un pays laminé, un pays dans le gouffre.

La démocratie est née à Athènes. Qui sait si, doux clin d’œil de l’Histoire, le capitalisme n’y aurait pas sombré ! Les pancartes des « Indignés » d’Athènes sont éloquentes : sur les murs ou les affiches, on peut y lire des slogans cyniques, à la Diogène, comme « Tais-toi et Consomme ! », « Travaille, Vote et Ferme-là ! », « Vis comme un chien ! »
Ailleurs, en Espagne, la présidente de la Communauté urbaine de Madrid a, la semaine dernière, dénoncé et critiqué les « Indignés », (« los Indignados » espagnols, par un subtil jeu dialectique). Le mouvement du 15 mai (date du début de l’occupation de la place Puerta del Sol, à Madrid) serait, en fait, « d’essence fasciste », de ces mouvements qui, dit-elle, fomentent les coups d’Etat ! Jeu subtil des socialistes officiels et réformistes, face au vent d’une révolte qui risque, bien sûr, de les dépasser et de les enterrer en même temps.

Alors que les « Indignés »  envisagent de donner le coup fatal à l’Etat et au Capital, pour les socialistes espagnols, voilà ces mêmes « Indignés », porteurs de dictatures et de complots contre la démocratie, assimilés à des chemises brunes, noires ou bleues (celles, peut-être, de la Phalange de José Primo de Rivera !).

Quand on s’arrime à sa cassette, tel un Harpagon dérobé, on est prêt à tout pour défendre son dernier carré ! Mais, ce que ne veut pas, ce que craint la présidente du Conseil de Madrid, c’est la démocratie directe, la démocratie populaire, la possibilité d’une autogestion révolutionnaire, la remise en cause de cette représentativité qui, au final, ne représente qu’elle-même et les intérêts troubles de la finance mondiale.

D’ailleurs, la présidente de la Communauté urbaine de Madrid n’a pas tout à fait tort lorsqu’elle écrit, par exemple, que « sous l’apparence d’innocentes mobilisations qui prétendent être l’expression d’une démocratie directe, se cache la délégitimation de notre système représentatif ». Elle voit loin, la présidente de Madrid, sauf qu’elle oublie de remarquer que le mouvement des « Indignés » ou du « dégagisme » à Bruxelles ne délégitime pas la démocratie représentative, mais surgit, spontanément, de la délégitimation de celle-ci par la crise financière et l’Etat-Providence.
En France, c’est le suspense « socialiste » ! On se fait des frayeurs pour un rien ! Entre Martine Aubry et François Hollande, il fallait se partager ! Les deux ténors du parti, deux éléphants en fait (ce qui, quand même lorsqu’on parle de renouvellement de la classe politique, fait sourire !), ont été obligés de prendre clairement partie pour la démondialisation, la mise sous tutelle des banques et le protectionnisme ! On a eu un peu hâte de les entendre répondre à ces questions.

Mais on est rassuré. Dans les appareils, à Paris, le mouvement des « Indignés » ne prendrait pas. En fait, au moindre rassemblement, place de la Bastille – les consignes aux forces de l’ordre ont été données – on charge, on met en garde à vue. Tolérance zéro pour tout attroupement.

Les journalistes ne bronchent pas. C’est bouche cousue chez les intellectuels critiques, au nom du sacro saint principe de « l’alternance démocratique » à venir ! Mais, on a, surtout, pris ses devants. Un décret paru en catimini, au début de l’été, signé par François Fillon, premier ministre, Gérard Longuet, ministre de la Défense, et Claude Guéant, ministre de l’Intérieur, autorise les forces de l’ordre à faire usage d’armes à feu en cas d’émeutes. Contre qui ?…

Guéant va-t-il lancer policiers et gendarmes à l’assaut des zones de non-droit, des « territoires perdus de la République » ? On sourit ! Alors,  contre qui ? Officiellement, l’ouverture du feu ne pourra se faire que dans le strict cadre de l’article 431-3 du Code pénal, auquel le décret du 1er juillet fait d’ailleurs référence, c’est-à-dire, pour être plus exact, dans le cadre d’un « attroupement » et, à la condition que « des violences ou voies de fait [soient] exercées contre les représentants de la force publique appelés en vue de dissiper celui-ci ou s’ils ne peuvent défendre autrement le terrain qu’ils occupent ».

On aura beau titiller le texte, il est clair : le décret donne le droit aux gendarmes et aux policiers de tirer sur les émeutiers qui s’en prennent à eux et le décret précise même l’arme : « fusil à répétition de précision de calibre 7,62 mm et ses munitions ». On sent, dans le décret, une certaine appréhension. C’était en juin, avant l’été, l’appréhension des banlieues sans doute (le décret a d’ailleurs été signé avant les émeutes de Londres).

Mais comment, maintenant, ne pas y voir, aussi, la préparation sournoise face à un éventuel dérapage politique de type anarcho-social, une montée des colères populaires devant les conséquences d’un vrai plan d’austérité à l’italienne (auquel on n’échappera pas), révoltes qui pourraient très vite dans le contexte de la tradition révolutionnaire française devenir ingérables pour un gouvernement dont, en plus, les forces de l’ordre sont épuisées au quotidien, essorées par les réductions d’effectifs et la multiplicité des tâches demandées.

Ce décret a fait l’objet, comme il se doit, d’un débat à l’Assemblée nationale et au Sénat. Contrairement à d’autres décisions, pourtant beaucoup moins sensibles, on en a pratiquement pas parlé, sauf sur les forums d’extrême gauche. C’est que d’ailleurs, entre députés de droite comme élus de gauche, la discussion a porté sur l’opportunité d’ajouter ou pas, dans le texte, la possibilité d’utiliser des tirs par hélicoptère ! Un amendement  avait même été proposé dans ce sens qui, au dernier moment, a été rejeté. Reste que le texte de loi est très clair : les forces de l’ordre peuvent, maintenant, tirer sur des manifestants sans sommation, puisque les sommations – au nombre de deux – n’ont pas été rendues obligatoires par le décret.

Que se passera-t-il ? Après les primaires socialistes, le gouvernement décidera-t-il de passer aux actes, c’est-à-dire d’appliquer la politique de sécurité pour laquelle il a été élu en 2007 ? Sinon, il faut bien le dire, tout le sarkozisme n’aura été que du baratin. Mais alors, si rien ne se fait du point de vue sécuritaire, la question demeure : les tirs sans sommation seront pour qui ? Sans doute, pour le peuple de France qui n’en pourra plus économiquement parlant, sans doute contre les « Indignés  gaulois » des vrais plans d’austérité à venir, c’est-à-dire contre les révoltes identitaires et populaires, contre les manifestations sociales du peuple français.

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Pessimisme ou lucidité retrouvé…!!!

Bonjour à tous me voilà de retour, il s’en est passé des choses, la crise s’aggrave avec un horizon assombrit par des mots qui ne font pas plaisir à entendre : austérité, rigueur, mots qui ne font que mettre en avant ceux déjà connu : chomage, inflation, pouvoir d’achat en baisse, stop ça suffit… Et vous voulez être optimiste vous ???

Vous êtes pessimiste, vous qui lisez ces
lignes. On le sait. Comment ne pas l’être de nos jours ? Le
spectacle de la rue et de l’actualité n’est-il pas affligeant ?
Partout s’étalent les signes de la décadence occidentale et il
faudrait être aveugle pour ne pas les voir. Mais si vous lisez ces
lignes c’est justement que vous n’êtes déjà plus aveuglé :
vous avez donc de grandes chances d’être découragé. Pourtant, si
vous êtes découragé ou fatigué, vous auriez tort de le rester.

La lucidité retrouvée

D’abord, le fait d’être pessimiste est un très
bon signe : celui d’une lucidité retrouvée. Car effectivement
notre civilisation traverse une grave crise et le bon diagnostic est
une étape nécessaire à sa guérison. Il n’y a que Nicolas
Sarkozy pour déclarer que « le monde change et en bien » (réunion
du groupe des amis de la Libye le 30/09/2011). L’oligarchie
occidentale trouve, en effet, que tout va très bien pour elle : les
profits augmentent, l’OTAN fait régner la démocratie à coups de
bombes, la « gouvernance mondiale » progresse.

Mais vous, Européen de souche, vous voyez désormais
autre chose : l’islamisation, l’africanisation de l’Europe, le
chômage, la dégradation de l’enseignement et de la culture, la
montée de l’insécurité et de la violence, l’impuissance des
gouvernements à maîtriser l’économie mondiale, les juges
partiaux et la réduction de vos libertés.

Vous commencez donc à regarder d’un autre œil
tous ceux que l’oligarchie a diabolisés. Vous vous demandez si
ceux que l’on nomme dans les médias les « populistes », «
l’extrême droite » ou les « indignés » n’auraient peut être
pas raison.

La révolte qui vient

Pessimiste, vous ne devez pas oublier aussi que vous
êtes de plus en plus nombreux. Tous les sondages le montrent. Cela
signifie que le pessimisme devient en réalité une force
politique montante en Occident. Car c’est la première expression
de la révolte des Européens de souche. De la révolte qui vient.

Jusqu’à présent vous étiez politiquement
suspect. L’oligarchie se moquait du « déclinisme » comme d’une
maladie « d’extrême droite ». Ne vous menait-elle pas vers un
avenir radieux ? Vers un monde unifié et métissé que seuls les
réacs pouvaient craindre ? Pessimiste, vous pouviez vous croire
isolé et honteux car dépassé par le sens de l’histoire.

Mais aujourd’hui c’est justement l’histoire
qui vous donne raison. Qui montre que l’immigration n’est pas une
chance, ni à Beyrouth, ni à Villiers-le-Bel ni à Londres. Que le
mondialisme et la suppression des protections aux frontières riment
avec désindustrialisation, chômage, insécurité et inégalités
sociales. Que le laxisme moral débouche sur la corruption, la
violence et l’inculture. Vous découvrez peu à peu que vous aviez
raison. Peut-être trop tôt, mais raison quand même.

L’identité retrouvée des Européens de
race blanche, de racines grecques, romaines, germaniques et celtes,
et de religion chrétienne

L’Europe, la belle endormie, s’éveille
progressivement à la conscience de son être, au grand dam de
l’oligarchie qui pressent déjà la suite avec inquiétude.

Car l’Europe était en dormition depuis la fin de
la seconde guerre mondiale, soumise aux conquérants-libérateurs.
Nous, Européens, avions oublié qui nous étions. Nous nous croyions
américains protestants à l’Ouest ou soviétiques à l’Est.

Mais dans nos villes transformées en caravansérails
et à l’ombre des mosquées, nous redécouvrons tout à coup que
nous sommes en réalité des Européens de race blanche, de racines
grecques, romaines, germaniques et celtes, et de religion chrétienne
(Charles De Gaulle).

C’est une très bonne nouvelle ! Le péché
du pessimisme est le découragement

Le pessimisme est dangereux quand il débouche sur
le découragement. Il sert alors d’ailleurs parfaitement l’intérêt
de l’oligarchie qui ne rêve que de sujets soumis, de
téléspectateurs passifs et de consommateurs drogués, qui ne
menaceront pas son pouvoir : au contraire, ils le renforceront. Mais
le pessimisme est positif quand il débouche sur l’action,
c’est-à-dire sur la volonté de changer l’état des choses. Or
c’est bien ce qui se passe de nos jours.

Pessimiste, vous nous dites que la tâche est
tellement immense qu’on n’y arrivera pas. Que les Français ne
veulent plus travailler, que beaucoup d’immigrés ne repartiront
pas, que le monde deviendra chinois et tout à l’avenant.

Le péché du pessimisme est le découragement. Mais
ce n’est pas conforme au génie européen, c’est-à-dire à votre
vraie nature.

Rappelez-vous !

Les 300 Spartiates de Léonidas n’étaient-ils pas
découragés de se compter si peu nombreux face aux hordes perses ?
Les conquistadors n’ont-ils pas douté devant la lagune de Mexico ?
Les marins de Lépante n’ont-ils pas frémi devant la flotte turque
innombrable ? Les combattants exténués de la Marne croyaient-ils
vraiment battre les armées du Kaiser ? Et pourtant tous ont gagné
face à l’improbable, face au nombre, face à la masse, face aux
règles.

Vous nous rétorquez que ce n’étaient pas les
mêmes hommes : qu’ils n’étaient pas corrompus par le confort,
par la télévision ou la société marchande et qu’ils croyaient
encore dans les dieux et non dans les droits de l’hominien.

C’est vrai dans l’instant mais faux devant
l’histoire.

L’identité est plus forte que l’idéologie
ou la police : le mondialisme mourra pour les mêmes raisons que le
communisme.

D’abord, le monde va justement devenir de moins en
moins confortable pour vous. Cela va changer les choses. Ensuite,
l’exemple du communisme russe nous montre que l’identité est
plus forte que l’idéologie ou la police. Les peuples ont survécu
au laminoir communiste. Ils ont triomphé dans la durée.

Pessimiste, vous avez la mémoire courte : vous avez
oublié que le communisme jadis si puissant et si redouté, notamment
par d’autres pessimistes avant vous, est finalement mort. Qui le
croyait en 1980 ? Le mondialisme mourra à son tour et pour les mêmes
raisons, soyez-en assuré.

Nouvelles élites, nouveaux héros

Tout est à refonder, c’est vrai, pour remettre
notre monde d’aplomb. Il faudra de la sueur, des larmes et sans
doute aussi du sang pour le faire.

Mais n’est-ce pas une chance, justement, de vivre
dans une telle époque ? Vous vous réveillez dans les ruines ? Ce
sera donc plus rapide pour reconstruire dessus ! Car le réveil des
Européens signifiera aussi que de nouvelles élites, de nouveaux
héros, vont réapparaître.

Ils sont déjà autour de vous mais vous ne les
voyez pas encore. Car dans la période froide que nous avons connue,
il n’y avait pas de vraies élites, mais seulement une oligarchie
qui ne prenait aucun risque sinon d’empocher les bénéfices. Mais
maintenant que nous entrons dans une période chaude, puisque
l’Europe est de nouveau confrontée aux risques de l’histoire, de
vraies élites succéderont à cette oligarchie corrompue. Cela s’est
toujours passé ainsi dans l’histoire.
Ce qui signifie que ce
qui vous paraît impossible aujourd’hui deviendra possible bientôt.

Vous pouvez à tout instant agir contre le
Système

Vous vous sentez seul parfois. Mais avez-vous oublié
que ce sont les minorités qui font l’histoire ? Relisez donc
l’histoire des Européens, vos ancêtres !

Et pourquoi donc, en outre, en admettant que vous
soyez seul, ne pourriez-vous pas agir quand même ? Car c’est dans
l’action que vous découvrirez que vous êtes plus nombreux que
vous ne le pensiez et que vous avez le pouvoir de faire bouger, à
votre tour, les choses.

Eteignez donc vos télévisions et vos radios, ne
lisez pas les journaux gratuits et réinformez vous sur Internet !
Lisez des livres au lieu de faire votre sudoku matinal ! Arrêtez de
tripoter votre portable à tout bout de champ et regardez le monde
autour de vous ! Abandonnez le coca-cola et le jean : mangez européen
et habillez-vous correctement. Les filles, portez des robes et des
jupes ! Achetez français et européen ! Aidez vos compatriotes dans
le besoin, pas les Somaliens ! Vous pouvez à tout instant agir
contre le Système.

L’histoire, ce cimetière d’oligarchies
mortes

L’oligarchie vous semble omnipotente, cachée
derrière son mur d’argent, ses écrans de télévision et sa
police. Mais l’histoire est un cimetière d’oligarchies mortes.
Celle-ci les rejoindra bientôt.

Regardez-les : sur leurs visages maquillés se lit
déjà l’ombre de la panique. Car les maîtres de l’économie et
du profit ne savent plus comment résoudre la crise financière :
leur « expertise » a fait long feu. On croit de moins en moins à
leurs bobards médiatiques. La parole se libère progressivement du
carcan du politiquement correct.

Les digues du Système sont submergées les unes
après les autres. Le reste suivra bientôt.

Plusieurs grands penseurs européens, ceux qu’on
n’enseigne plus dans les écoles, l’avaient prophétisé :
l’Europe se redressera au bord du gouffre. Nous y sommes !

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BLOG en pause

Eh oui c’est l’été, j’ai décidé de faire un break…Ca fait pas de mal et de toute façon en ce moment la chaleur m’empêche de penser. je vous dit donc à bientôt et vous souhaite de bonnes vacances……………………………

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La Révolte contre le système libéralo-mondialiste progresse…

La dissidence des intellectuels a précédé la chute de l’Union soviétique. La révolte des intellectuels contemporains pourrait bien annoncer la chute de l’empire cosmopolite. Certes, les oligarques du Système sont puissants : ils possèdent l’argent et contrôlent les médias classiques. Mais le pouvoir de ces oligarques est triplement menacé : par la révolte populiste, par la révolte numérique mais aussi par la révolte des intellectuels. Philosophes, anthropologues, économistes, géopoliticiens, géographes et sociologues sont de plus en plus nombreux à contester le désordre établi.

Les philosophes à la quête du sens

Dans les années 1950, la majorité des philosophes étaient marxistes ; ils sont devenus droits-de-l’hommistes dans les années 1970/1980. Aujourd’hui, beaucoup de philosophes sont des critiques acerbes de la modernité et portent souvent la parole d’un retour à la tradition. C’est le cas de Jean-François Mattéi, auteur de La Barbarie intérieure et du Procès de l’Europe. C’est le cas de Philippe Nemo, auteur de La Régression intellectuelle de la France. Chantal Delsol dénonce, elle, L’Age du renoncement. Et avec une grande rage littéraire l’écrivain Richard Millet dénonce La Fatigue du sens et l’horizontalité du monde. Un pamphlet philosophique éloigné de toute bien-pensance et frappé du sceau de la radicalité.

Le grand retour des frontières

Dans la novlangue contemporaine le mot frontières était devenu tabou : on n’en parlait pas, si ce n’est pour les… supprimer. Régis Debray a brisé le tabou en publiant un Eloge des frontières. L’éloge des frontières, c’est aussi le fil rouge du livre fulgurant d’Hervé Juvin : Le Renversement du monde. L’économiste et anthropologue rejoint ainsi le philosophe. L’un et l’autre chez Gallimard.

La réhabilitation du protectionnisme

Face à la grande menace industrielle, le vieux gaulliste Jean-Noël Jeanneney avait publié, en 1978, Pour un nouveau protectionnisme. En forme de chant de cygne car depuis la fin des années 1970, c’est le libre-échange qui donne le tempo. Parvenant même à faire censurer le Prix Nobel Maurice Allais. Cette époque de censure est révolue : des économistes osent aujourd’hui s’afficher protectionnistes : Jacques Sapir et Jean-Luc Gréau ont rejoint Gérard Dussouy, théoricien de la mondialité, et Alain Chauvet (Un autre monde : Protectionnisme contre prédation).

Sociologues et géographes portent un regard critique sur l’immigration

Le géographe Christophe Guilly a jeté un pavé dans la mare avec ses Fractures françaises. Il y montre l’ampleur des fractures ethniques. Fractures ethniques qui ne sont pas forcément sociales : car on est plus riche (monétairement parlant, en tout cas) en Seine-Saint–Denis que dans la Creuse. De son côté, Malika Sorel tient Le langage de vérité [sur] Immigration, Intégration. Dans les mêmes perspectives que Michèle Tribalat (de l’INED) dans Les Yeux grands fermés (L’Immigration en France) ou Hugues Lagrange dans Le déni des cultures.

Le grand retour de la géopolitique

Chaque année le festival de géopolitique de Grenoble, organisé par Pascal Gauchon et Jean-Marc Huissoud, marque le retour des intellectuels vers les préoccupations de puissance : Aymeric Chauprade, auteur de Chronique du choc des civilisations, peut y croiser Pascal Boniface, auteur de Atlas du monde global et pourfendeur des Intellectuels faussaires. Hors champ, on ne saurait oublier le général Desportes, ancien directeur de l’Ecole de guerre et critique des guerres américaines. Ni Alain Soral, qui ne veut pas seulement Comprendre l’empire mais le combattre. Ni Christian Harbulot, théoricien de la guerre économique. Ni François-Bernard Huyghe, lumineux médiologue.

Le dévoilement de l’art « contemporain »

L’art « contemporain » a plus… d’un siècle. Il est plus que… centenaire ! Il est né dans les années 1890 et trône dans les musées depuis l’Urinoir de Duchamp en 1917 ! Mais les critiques de l’art « contemporain » sont de plus en plus nombreuses et acerbes. Jean-Philippe Domecq annonce que « l’art du contemporain est terminé ». Ces Artistes sans art sont aussi critiqués par Jean Clair, académicien et ancien directeur du Musée Picasso, dans L’hiver de la culture et Dialogue avec les morts. Sans oublier les charges argumentées d’Aude de Kerros (L’art caché), de Christine Sourgins (Les mirages de l’art contemporain), de Jean-Louis Harouel (La grande falsification de l’art contemporain) ou d’Alain Paucard (Manuel de résistance à l’art contemporain).   La dénonciation des oligarchies

Il y a dix ans, les « oligarques » désignaient des dirigeants russes plus ou moins mafieux qui s’enrichissaient sur les ruines de l’ex-Union soviétique. Aujourd’hui, la critique des oligarchies a franchi le mur de l’ex-« rideau de fer ». Apôtre de la démocratie directe, Yvan Blot publie L’Oligarchie au pouvoir. Il se trouve en compagnie d’Alain Cotta dénonçant Le Règne des oligarchies et d’Hervé Kempf qui publie, au Seuil, L’Oligarchie, ça suffit, vive la démocratie. Et le libéral Vincent Bénard, directeur de l’Institut Hayek, dénonce les « oligarchismes ». Un point de vue que reprend d’une autre manière, l’anthropologue Paul Jorion dans Le Capitalisme à l’agonie. Ainsi cinq auteurs, partant de cinq points de vue différents, convergent dans la même critique. A la place des oligarques on s’inquiéterait !

   Les neurosciences contre la télévision et les pédagogies nouvelles

Des milliers d’études scientifiques ont établi la malfaisance de la télévision sur la santé (obésité, maladies cardio-vasculaires) et le développement intellectuel en particulier des jeunes enfants. Avec TV lobotomie Michel Desmurget en fait un point sans concession, frappant au cœur l’instrument central de contrôle des esprits.

Les neurosciences offrent aussi des arguments décisifs contre les pédagogies dites « nouvelles » dont les ravages dans l’éducation sont constamment dénoncés, notamment par Laurent Lafforgue, médaille Fields.

Un bouillonnement fécond 

Ce qui est frappant dans ce nouveau paysage intellectuel, c’est la diversité de ceux qui le composent. Il y a les établis et les marginaux : ceux qui ont pignon sur rue chez Gallimard et au Seuil, et ceux qui publient leurs livres à la limite de l’autoédition. Qu’importe, les uns et les autres rencontrent le succès grâce à Amazon notamment.

Il y a ceux qui viennent des rives de la gauche et du marxisme et ceux qui s’assument réactionnaires. Il y a des libéraux lucides et des lecteurs de Krisis. Il y a des catholiques, des laïcs et des panthéistes. Il y a ceux qui sortent de trente ans de bien-pensance et ceux qui luttent depuis trente ans contre la bien-pensance. Il y a aussi tous ceux qui viennent de nulle part mais qui respectent les faits.

Le pouvoir des oligarques et l’ordre politiquement correct (mondialiste, « antiraciste », libre-échangiste, en rupture avec les traditions) sont placés sous un triple feu : les mouvements populistes, la blogosphère dissidente et les intellectuels en rupture. Gageons que les événements qui viennent les feront converger !

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Au bon temps du ROCK

http://youtu.be/9OPnFKSfSxw  Ce bon vieux ALICE COOPER entouré d’une bande de jeune, un mariage réussi…………………………………

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